Affichage des articles dont le libellé est Critique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Critique. Afficher tous les articles

29 janvier 2011

L'ETRANGE AFFAIRE ANGELICA



Il n'est jamais trop tard pour découvrir Oliveira (102 ans; réalise des films depuis 1936) son dernier film vu à Cannes en mai 2010 est une bonne introduction. Aussi productif que Allen ou Eastwood sa livraison 2010 était selon les connaisseurs une réussite. Sur un scénario qu'il a écrit en 1946 on suit un photographe à Lisbonne dont une famille s'enquiert les services au milieu d'une nuit pour photographier une morte qui va le hanter par la suite et dont il tombe amoureux. Un étrange beau film où les volontaires kitch effets spéciaux nourrissent la poésie d'Oliveira; où le passé hante le présent, les morts le vivant!

LE 16 MARS 2011

SHAHADA





Vu à Berlin il y a un an SHAHADA est enfin sorti en salle le 26 janvier. Film choral où les personnages sont torturés par leur religion dans leur vie quotidienne (homosexualité, avortement...) le film donne une image de la vie d'immigrés de 2° génération à Berlin. Malgré la lourdeur du sujet le film s'attache plus aux personnages et à ce qu'ils traversent. Touchant

CARANCHO





CARANCHO de Pablo Trapero (Leonera) est un de mes gros coups de cœur du dernier festival de Cannes.
C'est la rencontre d'un arnaqueur en assurance avec une urgentiste droguée à Buenos Aire en Argentine où les nombre d'accident de la route est exorbitant.
Sur ce point de départ misérabiliste et un peu trash le film se transforme en thriller haletant qui vous laissera sans souffle.
La romance entre les deux personnages qui peux paraître incongru au milieu de toutes ces horreurs appuie au contraire la complexité du réel et est sans doute la seule chose de positive qui nait au milieu de toute cette noirceur.

Martina Gusman impressionne encore après Leonera dont on a toujours pas compris pourquoi elle n'a pas eu le prix.

Tourné en HD l'image ultra précise et la mise en scène qui donne la part belle aux détails médicales crée une ambiance documentaire qui disparait vite derrière la fiction.
Un grand moment de cinéma

UN CHIC TYPE





Un Chic Type que j'ai aussi vu à Berlin l'année dernière sort le 2 février est une comédie norvégienne réjouissante sur un fond social assez noir avec Stellen Skarsgard (un des trois papas dans Mamma Mia notamment)

En sortant de prison Ulrick essaye de se réinsérer et de rester à l'écart de ses anciens amis voyous. Sa gentillesse et sa détermination l'entraîne dans de nombreuses situations cocasses absolument hilarantes. Un très bon souvenir.

13 décembre 2010

HERCULES AND LOVE AFFAIR

Découvert il y a 3 ans lors du défilé Chanel avec le carroussel au Grand Palais, Karl Lagerfeld et Michel Gaubert ont eu la bonne idée de mettre pas moins de 3 chansons de leur premier album qu'on croyait un one shot qui resterai sans suite.



Hercules and Love Affair
est en effet une formation où participe notamment Antony Hegarty.
comme à chaque fois que Michel Gaubert utilise quelque chose (Glass Candy, La Roux, Metronomy, Crystal Castles) leur popularité a explosé.


Ils sont de retour avec ce titre My House. J'attends avec impatience leur nouvel album Blue Songs.



LE NOM DES GENS



Un film de gauche, c'est le moins qu'on puisse dire et c'est tout à fait réjouissant tellement la chose est rarement aussi annoncée à la surface. Bahia couche avec des hommes de droite pour qu'ils deviennent de gauche. Le filmage est pauvre mais le film contient mille idées tour à tour très drôle et très émouvante. Sara Forestier qui aurait pu avoir peur de rejouer une fille arabe après L'Esquive dont elle avait eu tant de mal à se défaire de l'image réussi sa prestation haut la main. A noté aussi la remarquable comédienne qui incarne la mère de Jacques Gamblin (un césar s'il vous plaît).

Vous avez lu les résumés partout j'espère, le film croise et raconte la rencontre de deux familles à l'histoire radicalement différente mais dont le nom et l'apparence des enfants n'en laisse rien paraître. Bahia est blanche, tout le monde pense qu'elle est brésilienne alors qu'elle est arabe, et Arthur Martin est juif mais personne ne le sait. En se rencontrant les deux personnages vont devoir affronter les tabous de leur histoire familiale.

Film hilarant et émouvant, le dosage de l'un et l'autre est parfait, et réussi à évoquer la grande Histoire à travers la petite sans être lourd, chose extrêmement difficile (par exemple Elle s'appelait Sarah) La confrontation des deux familles est aussi très drôle si on pense au ratage comme Il Reste du jambon qui confronte une famille catholique à une famille musulmane.

Le Nom des Gens étiqueté comme petit film sympa au filmage médiocre est pour moi très réussi. Les personnages sont remarquables et très touchants (Zinedine Zoualem le père de Bahia) et la caricature d'une gauche altruiste (Bahia ou sa mère) est hilarante.

7 décembre 2010

PRICK UP YOUR EARS




Prick up Your Ears, 1987, est un polar de Stephen Frears (Tamara Drewe, Chéri, The Queen, Dirty Pretty Things, Les Liaisons Dangereuses) Il ressort ces jours ci au Reflets Medicis.

Film culte dans la filmographie de Stephen Frears au même titre que My Beautiful Laundrette pour mettre en scène des personnages homosexuels joués par des acteurs de premiers rang, ici Alfred Molina et Gary Oldman, avant: Daniel Day Lewis, frissons queers garanties.

Surtout que les personnages sont gratinés, l'audace de Frears en 1987 de dépeindre la vie sexuelle de ses héros dans les années 60 laisse rêveur face à la fadaise de la production contemporaine abordant des sujets homos!!! Drague dans les toilettes publiques, dans les parc, excursion au Maroc des deux amant, le film ne manque pas de piquant.

De quoi sa parle: un auteur à succès est mort, un homme enquète et c'est sa vie qui se déroule sous nos yeux. Pas la peine d'en dire plus sans raconter la moitié du film. Il s'agit ici d'ambition, de succès, de cynisme, de cruauté, de passion pour le théâtre, de désir, d'amour fou. Un film foisonnant et baroque aux sujets universels aux travers de deux personnages tout ce qu'il y a de plus singuliers: secrets, marginaux, excentriques, homosexuels!

14 novembre 2010

FAITES LE MUR



Le 10 décembre au cinéma.

Un documentaire hilarant sur le street-art fait par le maître lui même, le mystérieux artiste Banksy dont personne ne connaît l'identité. Exit trough the gift shop en V.O est vraiment l'œuvre la plus passionnante que j'ai vu à Berlin cette année. Un vrai film rock'n'roll qui porte un vent de liberté des plus rafraîchissants.

On y suit Thierry un français de Los Angeles qui pendant de nombreuses années filment les artistes du street-art la nuit dans le monde entier jusqu'à qu'il décide de devenir lui même un street artiste nommé Mister Brainwash. Le documentaire a ceci de fascinant qu'à l'origine c'est Thierry le français qui essaye de faire un documentaire sur le street-art et Banksy en particulier mais il est tellement mauvais qu'en fait c'est Banksy qui récupère les images et fait un documentaire sur Thierry/Mister Brainwash.

Vous avez peut être vu récemment un King Kong en pneus exposé devant le printemps c'était une œuvre de Mister Brainwash.


1 novembre 2010

BASQUIAT: CINE & EXPO



Un documentaire et une exposition! Quoi de mieux pour découvrir un artiste dont je ne connaissais rien? Il y a quelque chose de très émouvant à parcourir l'exposition après avoir vu le documentaire, parce-que sa vie a été une brève fulgurance, mort à 27 ans, considéré comme un génie, mais aussi simplement par la puissance de ses toiles qui dégagent quelque chose d'immédiat avant même de les analyser.


A voir et à faire
Le film et l'expo

LES MYSTERES DE LISBONNE


On ne sait combien de temps encore ce film restera en salle et on lui souhaite le plus longtemps possible car c'est exactement un film tel celui là qui à besoin de temps pour se déployer et trouver son public et on aimerai qu'il soit là pour une année entière dans toute la France récoltant le succès dont il est témoin à Paris. La presse est unanime, hystérique même à propos du dernier film de Raoul Ruiz cinéaste chilien aux plus de 100 films. Film aux apparences ô combien difficile pour le grand public: 4h30, en portugais, français et anglais, une histoire romanesque au début du XIX° siècle. Et pourtant c'est un miracle (ou l'aboutissement d'une vie de travail) Les Mystères de Lisbonne se boit comme du petit lait. Depuis Carlos et ses 6h qu'on a vu au festival de Cannes on a plus peur de rien et d'ailleurs ses 4h30 sont une version courte du projet qui sera diffusé en 6 épisodes de 1h l'année prochaine sur ARTE.



Comment résumer un film fleuve comme celui ci?
On dira que tout commence avec un jeune orphelin élevé dans un pensionnat, par un prêtre, qui se demande qui sont ses parents, son histoire va lui être conté et les flash-back en emmènent d'autres jusqu'au vertige, pour établir sous nos yeux un panorama fascinant de l'aristocratie de la fin du XVIII° et du début XIX°.



Une construction sous forme de digressions narratives sources de cocasseries en elle même, avec révélations et rebondissements incessants: une myriade de personnages apparaissent alors sous nos yeux. On pourrai trouver ces histoires d'aristocrates risibles et pourtant quelque chose d'universel flotte dans l'air, une vision de l'humain, de la vie. D'ailleurs Ruiz pas dupe fait prononcer cette phrase à un de ses personnage "l'amour, les tromperies, les enfants pour nous les pauvres ce sont les choses de la vie pour les aristocrates tout est tragédie" c'est bien là qu'est le sel de l'affaire, le plaisir d'observer ses aristocrates vivres des tragédies à partir de bouts de ficelles, se débattant pour garder leur rang! Si le récit semble partir dans toutes les directions il n'a pourtant qu'un seul but et le plaisir né de l'anticipation à savoir comment l'histoire va retomber sur ses pattes!!



Les Mystères de Lisbonne est un délice, une cocasserie romanesque à découvrir absolument.


16 septembre 2010

LES AMOURS IMAGINAIRES



Le très énervant Xavier Dolan sort son, un peu moins énervant, deuxième film où deux amis: une fille et un garçon tombent amoureux du même garçon: un bellâtre blond avec des belles bouclettes. Musiques vintages, fringues vintages, des ralentis à foison telle est la facture Dolan qui renie les références et revendique le droit à l'utilisation libre des formes et surtout ne pensez pas à Wong-Kar-Waï ou à Almodovar.

Une histoire d'amour platonique douloureuse qui touchera beaucoup d'homos tant la situation a été vécue maintes et maintes fois. Une éducation sentimentale impossible pour les deux héros qui préfèrent se plonger dans des amours imaginaires. Dolan entrecoupe son film de fausses interviews de personnages qui racontent leur vie sentimentale et sexuelle, un peu comme dans les premiers épisodes de Sex and the City.
Ce qui rend le film attachant c'est ce côté ma vie de merde.com et mes amours pathétiques auxquels on peut s'identifier mais surtout c'est l'humour décapant présent tout le long du film jusqu'à la chute!

SORTI LE 29 SEPTEMBRE

11 septembre 2010

BENDA BILILI



J'étais curieux à Cannes en mai dernier de découvrir le nouveau film de Renaut Barret et Florent de la Tullaye dont j'avais découvert l'existence à Berlin en 2008 où ils présentaient Victoire Terminus: un documentaire sur des jeunes boxeuses en Afrique. On y découvrait une Afrique vu nulle par ailleurs, un espace temps complètement inconnu bouleversant. C'est dans cette même veine que Benda Bilili sort aujourd'hui et nous ouvre le voile sur la vie à Kinshasa de musiciens des rues qui vont devenir mondialement connu.
Les réalisateurs ont suivi le groupe pendant six ans sans savoir au début qu'ils feraient un film avec leurs images. Autre originalité du projet, l'implication des deux réalisateurs dans la vie du groupe: ils les encouragent, leurs font rencontrer des gens... etc et rien de tout ci n'est caché ou gommé bien au contraire. Comme la caméra d'ailleurs, elle ne cherche pas à être invisible elle est là et peut provoquer des réactions qui en disent long sur l'Afrique et les blancs aujourd'hui.
C'est pour toutes ses raisons et son optimisme débordant qu'il faut se jeter sur BENDA BILILI, une leçon de vie pleine d'humour.

MIEL & SUBMARINO



Duels d'équilibristes


Et de deux! Miel et Submarino étaient tous les deux en compétition à Berlin cette année. Et les deux réalisateurs ont le génie d'éviter à chaque plan la caricature qui leur court après.

Dans Miel c'est la caricature de "film de festival" qu'on redoute: lent, contemplatif, archi bien cadré et pourtant l'alchimie fonctionne. Ce petit garçon qui attend le retour de son père partis récolter du miel dans la forêt émeut. On sent l'autobiographie en construction et la reconstitution progressif d'un trauma d'enfance. Miel est le dernier film d'une trilogie qui a été faite à l'envers, les deux autres volets sont: Milk et Egg.

Quand à Submarino, un des films les plus étouffants du festival, cela tient du miracle ou du génie de transformer le ridicule en sublime, dès la première scène où deux garçons tuent leur petit frère par inadvertance, le trait est gros: la mère alcoolique rentre dans une pièce en frappant la porte et en jurant, les gamins ont des cernes etc etc. Et pourtant ça marche et même l'accumulation de problèmes qui vont poursuivre les deux frères toutes leurs vies pourrait paraître peut probable et pourtant ça passe. Ce déterminisme social fait froid dans le dos. Plus noir que ça on ne fait pas mieux.

MIEL LE 22 SEPTEMBRE
SUBMARINO DEPUIS LE 1 SEPTEMBRE

THE KIDS ARE ALRIGHT


Décidément Berlin était plein de comédies queer sympa cette année. Un grand bol d'air frais après Miel et Submarino par exemple. The Kids are alright a déclenché l'hilarité générale chez les journalistes.

Un couple de lesbienne élève leur deux enfants dans le bonheur le plus totale jusqu'à qu'un des deux enfants majeur souhaite retrouver le donneur de sperme qui est leur père et avoir une relation avec lui. Le microcosme de la famille va être bouleversé.

Le film est truffé de situations hilarantes et de dialogues mordants dont je ne vous révélerai rien. Le film a le bon goût d'être politiquement incorrect à la fois pour les homos et pour les hétéro en évitant d'être un tract pro-gay, pro-homoparentalité trop simpliste.

EN SALLE le 6 OCTOBRE

KABOOM: ARAKI FOR EVER


A force de réclamer à Gregg Araki de nous refaire quelque chose de rock'n roll dans l'esprit de se teenage apocalypse trilogie (Nowhere, The Doom Generation, Totally Fucked Up) il l'a fait et ça donne Kaboom: un maelström de jeunes bisexuel hypersexy qui nous servent une séries de fantasmes pas désagréable et quelques dialogues délicieusement impertinents. Pour le reste: nada, pas d'histoire ou très peu: le héros sous drogues pensent qu'un complot mondial se cache quelque part dans le campus de son université. Une storyline nihiliste métaphorique de la jeunesse portraiturée!? Pour qui a vu les films d'Araki Kaboom nous rend nostalgique des années 90 et cette transposition en 2010 manque un peu de sens et laisse un arrière goût de réchauffer. La jeunesse dorée californienne droguée est devenue un thème éculée depuis.. .pour le coup on préfère Smiley Face.

AU CINEMA LE 6 OCTOBRE

31 juillet 2010

LES MOISSONS DU CIEL


Les Moissons du Ciel, 1979, est le deuxième film de Terrence Malick après Badlands et 20 ans avant La Ligne Rouge ou Le Nouveau Monde est un chef d'oeuvre mélancolique. On y suit un trio de prolétaire: un couple et une petite fille qui se font passé pour frère (Richard Gere) et sœur dans leurs déplacements à la fin du XIX° siècle au Etats-Unis.

Après s'être battu avec le contremaître d'une usine à Chicago, le trio s'enfuit par le train et se font embauché dans une grande propriété comme ouvriers agricoles, le propriétaire souffreteux (Sam Sheppard) tombe amoureux de la fausse sœur...

Aux grands paysages, les grands thèmes: l'exploitation de la classe ouvrière ou l'ascension sociale, mélangé à une histoire d'amour tragique. Des thèmes commun avec Katie Tippel (1975) un des premiers films de Verhoeven qui m'est cher. On pense à Heavens Gates de Michael Cimino pour sa démesure dans la reconstitution minutieuse de cette époque ou au plus récent There will be Blood, sans le discours sur l'identité américaine. Ici on oscille plus entre un réalisme documentaire passionnant sur les moissons et un onirisme subjuguant des paysages filmés par Malick. Une merveille!!!

23 juillet 2010

TAKING OFF



1971, Milos Forman filme le fossé des générations entre les hippies et leurs parents. Une jeune fille de 15 ans de bonne famille a fugué pour passer un casting d'une comédie musicale, ses parents morts d'inquiétudes vont partir à sa recherche dans New-York. En 2010 Taking off ressemble à documentaire, Milos Forman a su saisir l'aura d'une époque qu'on se prend en plein la figure. Mais ici on suit plutôt les parents et le fossé qui les sépare de leurs enfants. Sans être à charge contre l'establishment que représente ces parents, Forman présente une analyse plus subtile: les parents n'apparaissent pas réactionnaires mais perdu dans leur valeurs: celle des 50 années précédentes. Au moins deux moments extraordinaires: le club des parents des enfants fugueurs qui regroupent tous les parents bourgeois dont les enfant ont "fugué" pour devenir hippies où l'on apprend au parent à fumer et la scène d'ouverture du film :15 minutes de casting chant pour une comédie musicale à laquelle essaye de participer notre fugueuse, un concentré de sonorité 68 qui vous chatouille les oreilles. Un délice.

22 juillet 2010

INCEPTION



Inception est le 7ième film de Christopher Nolan après Following, Mémento, Insomnia, Batman Begins, The Prestige et The Dark Knight; son meilleur depuis l'étourdissant Mémento. Nostalgique à jamais de Matrix, il me semblait impossible qu'un jour je ressente à nouveau un tel sentiment d'innovation, de trouvailles scénaristiques (en 2010 c'est encore possible). Et pourtant il y a un parallèle évident avec Matrix où des individus en groupe se branche sur un monde parallèle pour effectuer une mission; si Néo devait sauver le monde, ici, Cobbs (Dicaprio) monte une mission pour un but personnel. Dans Matrix le monde parallèle était virtuel situé dans des ordinateurs ici il s'agit de l'esprit d'un autre, d'un rêve, du cerveau d'un autre individu dans lequel on se connecte par le sommeil.

Le rêve: un territoire sans limite façonné par l'esprit humain: bien plus puissant que n'importe quelle machine. C'est là que Cobbs et son équipe effectuent leurs missions illégales pour y voler des secrets enfouis pour le compte d'autres clients; de l'espionnage industriel à l'échelle de l'inconscient. La poésie d'un Gondry (La Science des Rêves) laisse ici place a une vision plus cynique et capitaliste du rêve.

This story has never been told comme dirait une célèbre Geisha. C'est en effet le sentiment qui ressort en premier de Inception écrit par Christopher Nolan lui même. L'histoire est si dense, si complexe, une cathédrale narrative comme dirait les Cahiers, qu'elle aurait pu être une un concept télé étirable sur plusieurs saisons. Nolan crée un univers entier avec des règles très précises qui engendrent des trouvailles scénaristiques bluffantes: le rapport du temps entre le rêve et la réalité ou le principe du rêve dans le rêve et les protocoles qui vont avec. Sans jamais perdre de vue la mission principale (bidonner l'esprit de l'héritier d'un grand empire industriel) la film arrive à prendre le temps de créer sa propre mythologie.

Inception est un grand film d'action, un grand film fantastique, un grand film de braquage. Du divertissement de haute volée.

TOY STORY 3



Enfin après 10 ans d'attente le voilà TOY STORY 3 et la réussite est totale. Pourtant après le rachat de Pixar par Disney et l'arrêt temporel de la 2D chez Disney, les équipes de Disney avaient commencé à faire leur Toy Story 3 sans Pixar: outrage suprême. Heureusement les départements animations de Disney et Pixar fusionnèrent et John Lasseter devint le directeur du pôle animation: Toy Story 3 retourna donc chez Pixar et 4 ans plus tard voilà le travail!!!

A 17 ans Andy ne joue plus avec ses jouets et part à l'université, après quelques péripéties, ils se retrouvent dans une garderie pour enfant et vont chercher par tous les moyens de retrouver Andy.

On retrouve ici comme dans les grands Pixar (Toy Story 1 et 2, Nemo, Monstre et Cie, Les Indestructibles, Ratatouille) un récit à plusieurs niveaux qui régalent enfants et adultes dans de nombreux instants à double lecture. L'humour est omniprésent et on a droit dans cette épisode à une grande évasion hommage à toutes les évasions du cinéma. De grandes émotions dans cet épisode du à la prédilection de Pixar ne ne pas avoir froid yeux et d'évoquer à la suite: la fin de l'enfance, l'angoisse de l'abandon et de la solitude, l'approche de la mort, la séparation. Tout ça dans un film pour "enfant": de la très grande animation.

19 juillet 2010

TOURNEE

Au centre
Contre l'unanimité générale je n'ai pas aimé Tournée. J'irai le revoir d'accord mais mon visionnage de Cannes ne m'en a laissé jusqu'à présent qu'un souvenir interminable de scènes naturalistes. Si l'humanité des actrices est indéniable le coté tranche de vie tranche de gâteau m'a étouffé. Mais j'irai le revoir je vous dis.