7 mai 2010

SCISSOR SISTERS

ABNOPPE



ABNOPPE est un blog/galerie de photos à caractère fantasmatiques, bizarroïdes, insolites et iconoclastes.

On ne sait qui de ABN OPP ou PE les a mis en ligne.

Mardi prochain le 11 mai 2010 ils seront au CURIO PARLOR où ils maîtriseront la playlist pour la soirée BUVEZ MADISON




Le lien pour leur site dans la colonne de droite dans Les Amis

SUNSET @ MONTORGUEIL

AN ORDINARY SATURDAY









12 avril 2010

CINEMA BEST OF AVRIL

MOIS DE LA COMÉDIE FRANÇAISE





2010 est déjà riche en comédies françaises plutôt réussies, Mammuth survolant le tout haut la main. Quatre bonnes comédies françaises depuis un seul mois c'est assez rare pour être signalé moi qui boycotte en général tout ce que la France propose comme bouses (Camping 2, Le Mac, tous les films avec ou de Eric&Ramzy, tous les films avec ou de Michael Youn, les films de Kad&O...) bref la comédie française bien grasse. Si les trois premiers films sont des comédies plutôt honorable, Mammuth est un réussite exemplaire. Il y a plus que de la drôlerie dans ce film, l'absurdité et la bizarrerie provoque en moi une hilarité incontrôlable, dans la salle les gens se convulsent (rien vu de tel depuis Bruno). Dans Mammuth l'image parle, Kervern et Delépine ont un sens du cadre et de la composition qui a lui seul provoque le rire (le pot de départ, le deux chercheurs de métaux en plan large...) C'est à reculons qu'on énumérera les raisons qui m'ont fait aimer ce film pour lequel j'éprouve une empathie immédiate: un scénario brillant, un humour décapant, une pléiade d'apparitions réjouissantes (Poolvoerde, Adajni, Siné, une nièce complètement folle: Miss Ming...) et Gérard Depardieu au top. Il ne m'en faut pas plus.


MOIS DU FILM INDE U.S


( voir Juillet 2009 dans Archives)

Dépression, pédophilie, terrorisme, amour, traumatisme: ce sont tous les sujets abordés par Todd Solondz dans Life During Wartime. 10 ans après Happiness on retrouve les membre de la famille pour une nouvelle chronique de leur vie où Solondz manie toujours aussi bien le décalage, l'ironie et la provocation. Un vague ennui submerge quand même le film quand on connait déjà l'univers du réalisateur qu'on aimerai voir plus souvent.


Greenberg que j'ai découvert au festival de Berlin (en présence de Ben Stiller) est le nouveau film de Noah Baumbach réalisateur des Berkman se séparent et co-scénariste de Wes Anderson. Une comédie avec un dépressif est un exercice plutôt subtil mais ici réussi avec une prestation de Ben Stiller oscillant entre l'autisme, la maladresse et la pédanterie., on imagine mal quelqu'un d'autre que lui. Au travers cet homme qui traverse un gouffre existentiel, Baumbach livre une comédie sur la maturité à la mélancolie prononcée. Malgré l'ennui qui pointe son nez de temps en temps on suit avec intérêt sa rencontre avec le jeune aide ménagère qui s'occupe de la maison où il vit qui donneront quelques scènes plutôt cocasses.



A Berlin, au Berlinale Palast

SAVAGE GRACE


En tant que fan de Julianne Moore comment avoir pu rater Savage Grace? Julianne Moore incarne une desperate housewive des années 50, mariée à un riche industriel, elle intègre la haute société par son mariage mais confrontée à son vide existentiel et à son mariage raté elle plonge dans la luxure et entretien une relation complexe avec son fils jusqu'au fait divers final où elle fut retrouvée morte un été des 70°s à Londres. C'est tout simplement que le film n'est jamais sorti, présenté à la Quinzaine à Cannes en 2007, le film est désormais condamné aux oubliettes. Savage Grace propose l'histoire derrière le fait divers et le fils derrière la femme, un double portrait pour aboutir à cette fin sordide. Comment un enfant a-t-il pu se construire au sein d'une tel famille? Julianne Moore incarne encore une fois après Loin Du Paradis et avant A Single Man une femme glamour surannée incandescente dans un rôle très hupperien: perversité, inceste, meurtre. Une tragédie touchante.

SOLUTION LOCALES POUR UN DESORDE GLOBAL



Solutions locales pour un désordre global est un documentaire de Coline Serreau (oui: la réalisatrice de 3 Hommes et un couffin) sur les solutions pour sortir de l'agriculture intensive (la "révolution" verte). On pourrait penser à tort que Coline Serreau dont le dernier film remonte à 2005 surf sur la vague de l'écologie (Home, Le Syndrome du Titanic...) et c'est mal la connaître, elle avait déjà réalisé une fable écolo en 1996 La Belle Verte. Quand au genre du documentaire, son premier film en était déjà un en 1975. Trois ans de travail pour ce film où la technique du son et de l'image ont été jeté aux oubliettes pour se concentrer sur le propos.

Ce nouveau film n'est en aucun cas une liste de choses à faire pour éco-citoyens urbains. C'est d'abord un film sur l'agriculture pour les agriculteurs d'abord, pour les citoyens en général en suite. Le film est une mine d'informations, Coline Serreau interview aux quatre coins du mondes des ingénieurs agronomes, des spécialistes qui ont une toute autre idée de l'agriculture que celle qui est pratiquée à 90% sur la planète: l'agriculture intensive. Une introduction sur le(s) problème(s) de cette agriculture justement aurait été bienvenu avant cette longue liste de solutions où l'on finit bien par comprendre le problème de départ (pour les novices en agriculture). Coline Serreau commence son film comme la révélation d'un grand complot depuis 100 ans: l'agriculture intensive est née grâce à la première guerre mondiale où il fallait recycler les stocks de gaz moutarde qui sont devenus les premiers insecticides. Un film militant donc c'est évident mais peut être trop partisan, ne sont présent dans ce film que les "gentils": chercheurs responsables, ingénieurs visionnaires, vieilles dames sages, hommes éclairés, bénévoles heureux. Le monde de oui-oui contre ces cons d'agriculteurs, contre les multinationales, contre la complicité des états. Et pourtant j'adhère à toutes les idées présentées en échange d'une remise en question de ses connaissances personnelles sur l'économie, l'écologie, l'agriculture. Une véritable prise de conscience qui risque de ne pas être évidente pour tout le monde. On débouche entre autres sur ces nouvelles considérations:

-la relativité du bien fondé de la croissance
-l'inutilité et la contre productivité du labour
-l'inutilité des pesticides industriels pour des engrais naturels
-l'inutilité du nettoyage des mauvaises herbes
-le scandale des semences contrôlées par l'état
-la non autonomie alimentaire de la France
... etc, etc

Coline Serreau remet en cause tout un système et des habitudes qui sont malheureusement trop bien ancrées chez les agriculteurs qui doivent apprendre à repenser toutes leurs pratiques. Et pourtant le système est à l'agonie, le suicide des agriculteurs est devenu un phénomène mondial (200 000 suicides en Inde d'après le film) dont la cause est pour Coline Serreau l'agriculture intensive. Où le propos s'embourbe ensuite c'est qu'elle nous explique que la quasi totalité de la pauvreté en Inde ou dans le monde est le résultat de ce choix d'agriculture, un propos faiblement argumenté qui nous donne quelques minutes d'un montage hasardeux d'images de bidonvilles.

Mais le plus important est ailleurs: une autre agriculture est possible et elle nous montre toutes les initiatives autour du monde pour achever de nous convaincre. Éclairage intéressant, Coline Serreau révèle par ses interlocuteurs le caractère féminin de l'agriculture pour sortir de l'impasse: visionnaire.


5 avril 2010

CINEMA BEST OF MARS


Après la balourdise de Scorsese, le Polanski venait à point nommer. Malheureux hasard pour Scorsese, les deux films ont des ressemblances superficielles mais troublantes qui forcent la comparaison: un homme arrive sur un île pour enquêter, et ce plan de début où un ferry arrive vers le rivage identique dans les deux films. La simplicité de la mise en scène de Polanski est d'une redoutable efficacité et provoque en moi un plaisir non retenu, une linéarité trompeuse, une clarté aveuglante. Et puis Polanski glisse ça et là une ironie mordante non soulignée (le ramassage des feuilles par les employés de la maison) des plus jouissive. L'écrivain nègre va "contre" son gré mener une enquête sur son prédécesseur des plus plaisantes. Un thriller dont les déambulations géographiques du personnage nous ramène à des ambiances hitchcokienne des plus inquiétantes. Un petit thriller qui fait réfléchir à bien des niveaux, mené d'une main de maître.



Malgré quelques chorégraphies réjouissantes: la scène de Pénélope avec le toboggan, la scène de Fergie avec du sable, ou la danse endiablée de Kate Hudson (même si sa robe lamée argent et le filmage nous fait penser à un clip de Beyonce) La mise en abîme d'un cinéaste non inspiré ne donne au spectateur aucune prise sur l'histoire et nous condamne à attendre les numéros de music-hall. La magie de Chicago est loin. L'utilisation de Sophia Loren et de Nicole Kidman est une honte, la première apparait comme un fantôme à peu près une minute trente et la deuxième comme une barbie n'est pas là plus de cinq minutes. Marion Cotillard en femme digne, me laisse plus indifférent que jamais.



White Material dégage une atmosphère indéniable, on semblerait toucher "l'Afrique" du doigt tellement la vision que Claire Denis nous propose nous semble juste, presque inédite ou du moins rare. Mais il faut s'accrocher avant d'entre apercevoir au bout de 25 minutes le début d'une narration, même si l'on apprend immédiatement que l'armée quitte le pays et que cette patronne d'une plantation de café refuse de partir, c'est l'abstraction qui synthétise le mieux le début du film. Claire Denis semble plus préoccupée à établir son atmosphère avec une grâce et un génie infinie qu'à entrainer le spectateur dans une histoire. Il y a donc une guerre civile et cette femme seule contre tous qui s'acharne à finir la récolte de café, l'armée partie, les civiles n'ont plus de protections et sont à la merci des rebelles. Son mari veut vendre le terrain, son fils devient fou, ses ouvriers partent... les dangers arrivent: des enfants soldats, un homme qui se cache dans la ferme, des barrages de rebelles. Si l'on suit le reste du film avec plus de facilité et que la violence du pays suinte par les pores de l'écran on reste interrogatif sur le but global de l'entreprise. Parler de l'Afrique ou suivre le parcours psychologique de l'héroïne? C'est évidement les deux mais le film me donne l'impression qu'on penche plus vers le second au détriment du premier. La fin quand elle, même si elle est symboliquement intelligente me parait tout à fait inappropriée (même ridicule) et dénote complètement le réalisme qui émanait de tout le reste du film.



Parler de la déportation homosexuelle pendant la deuxième guerre mondiale par des réalisateurs pour lesquelles j'ai une grand affection est une attention louable. Le résultat donne un petit film de chambre français légèrement grave. Catherine Mouchet à quelques fines répliques pour dédramatiser la situation "Qui n'a pas des petits problèmes avec papa, maman?? la révélation à l'ensemble de la famille par le grand père qu'il est homosexuel et fut déporté pour ça. S'en suit petit traumatismes et réconciliations pour les autres membres de la famille; bref de l'anecdotique pour un grand sujet, c'est dommage le sujet de la déportation est phagocyté par l'importance du secret de famille. Un drame familiale pas mauvais mais qui se met lui même hors sujet.

1 mars 2010

CINEMA BEST OF FEVRIER


Que reste t-il de Brothers plus d'un mois après l'avoir vu? Pas grand chose, pourtant j'adore le principe d'un schéma digne d'une tragédie grecque à travers les frasques d'une famille middle-classe. Ce qu'il y a d'intéressant c'est de partir d'une histoire invraisemblable pour voir comment elle se développe: en gros la réapparition d'un mort (qui était en fait prisonnier) est censé plonger les protagonistes dans des sentiments inédits et les spectateurs aussi.

Jim Sheridan adorateur de grand drames familiales (Au Nom du père) nous sert quelques scènes d'une cruauté délicieuse où les enfants deviennent de parfait petits monstres innocent. La femme et le frère n'ont même pas couché ensemble mais le revenant devient paranoïaque quand même. Les séquels post-traumatiques du soldat transforme le film en banal film anti-guerre. Pour ces trois acteurs qu'on adore le verdict est assez différent Natalie Portman est complètement effacée dans ce rôle d'épouse républicaine, Tobey Maguire cabotine et axaspère, Jake Gylenhall super sexy s'en sort pas mal du tout.




Brokeback Mountain + Arrête moi si tu peux = I love You Phillip Moris, cette équation permet de comprendre assez rapidement les deux ressorts du films, un film d'arnaqueur et une romance impossible pour une dramédie dont les audaces se cachent sous une esthétique mainstream (l'affiche, les acteurs, le ton). Sous une légèreté permanente nous est conté l'histoire sinistre de Steven Russel à qui ses parents révélèrent à l'age de dix ans qu'il fut adopté, et qui passa la première partie de sa vie à chercher sa mère en devenant flic et qui une fois trouvée se fait renié par elle immédiatement. Si ce n'était pas Jim Carrey on serait proche de l'insoutenable car ce n'est que le début. Le génie du film consiste à avoir transcender la vie de Steven Russel (une histoire vraie) en comédie ainsi chaque élément dramatique se transforme en progression narrative: un terrible accident de voiture devient l'occasion pour Russel d'avouer son homosexualité à sa femme! (You are what?) Jusqu'à la fin cette histoire tragique est sublimée en romantisme et qui plus est: homosexuelle. Audace suprême: la dernière tentative de Russel pour reconquérir Phillipe qui dans un autre film aurait été la blague de plus mauvais gout du XX° siècle mais qui ici reste à sa place dans un ultime soubresaut de romantisme.
Une histoire et un propos audacieux cachée sous une coquille mainstream (Luc Besson, Ewan Mc Gregor, Jim Carrey) Merci!



Un film d'animation délicieux, où les personnages sont torturés par leur problème existentiel: Mr Fox est accro aux vols de poules (pas banal pour renard, Mme Fox n'arrive pas à faire décrocher son mari, leur fils est si différent mais alors SI différent (tellement crypto) qu'il complexe devant son cousin parfait que son père préfère. Une histoire familiale qui correspond parfaitement à l'univers de Wes Anderson (de Tenanbaum au Darjeeling) et qui s'approprie avec son dandysme habituelle parfaitement cette histoire de Roald Dahl (James et la pèche géante, Charlie et la chocolaterie). L'humour fin de Wes fait mouche et l'ironie est constamment présente. Les enfants ne retiendront pas grand chose de ce film que le combat des renards et des animaux du sous sols contre les 3 fermiers des alentours et les autres humains.



J'avais tellement envie d'aimer ce film comme j'avais adoré les deux films précédents de Monsieur Scorsese Aviator et The Departed. L'enquête qui s'annonce passionnante devient un gouffre d'ennui tellement la progression est freinée par des flash back inutiles qui nous montre que notre bon héros est vraiment traumatisé. Puis le film oublie presque son enquête pour se concentrer sur une possible machination des dirigeants de l'asile qui ont l'air vraiment pas net. Mais Dicaprio qui devient de plus en plus fou cligne beaucoup de yeux et la lumière aussi. Bref on pédale dans la semoule quand l'histoire avance un peu pour finir sur une révélation grand guignol dont j'avais deviné la teneur avant d'être entré dans la salle. Le film pour nous achever dans sa dernière minute fait trois pas en arrière en nous offrant un dialogue final ambigu. Sur la lobotomie revoyez plutôt Suddenly Last Summer, où les flash backs semblaient au moins justifié.




Un très beau premier film sur le deuil, la solitude, le couple, la rencontre, l'homophobie dans les années 70. Un scénario très resserré: sur une seule journée, qui pourra paraître mince à certains mais qui se concentre sur autre chose: comment un homme va entrevoir la fin de son deuil en une journée alors qu'il avait prévu que ce soit sa dernière?. Tom Ford pour son premier film a trouvé le livre parfait pour exprimer le deuil qu'il a vécu lui même à une époque de sa vie.




Dans l'Angleterre conservatrice des années 60 une jeune lycéenne va rencontrer un homme de deux fois son age et découvrir la liberté jusqu'à mettre sa scolarité en danger. Un film au charme fou, un roman d'apprentissage où la jeune actrice excelle avant un final moralisateur convenu. La reconstitution de l'époque est très réussi!

BERLINALE 2010
















2 février 2010

CINEMA BEST OF JANVIER

Après une overdose de cinéma sur la fin 2009, il me fallait faire une petite pause. Et à vous qui n'êtes pas pressé d'aller au cinéma en province ou dans les petits cinéma de Paris, il n'est jamais trop tard pour aller voir: TSAR, LA DAME DE TRÈFLE, INVICTUS, ou bien GAINSBOURG. Et surtout il ne fallait pas perdre son temps avec LE REFUGE, ou CHANEL & STRAVINSKY par exemple.

Donc parmi les bons : TSAR, un film étourdissant sur le combat entre le tsar Ivan dit le Terrible, tyran sanguinaire et le métropolite: le chef de l'église. Ivan devenant fou, le métropolite s'est retiré à la campagne; le tsar qui ne peut agir sans l'assentiment de dieu donc du métropolite fait venir à Moscou un ami d'enfance pour qu'il devienne le nouveau métropolite. Prise au piège, le nouveau métropolite essaiera de résister au tyran et de ne pas donner l'aval de l'église auses actions. Le film raconte ce long bras de fer qui finiera en tragédie. Une histoire fondatrice de la Russie qui donne à voir ce qu'était le pays au XVI° siècle dans toute sa splendeur et la folie d'Ivan. Les costumes sont sublimes, les deux interprètes magistrales. Un film qui résonne fort en Russie où les tyrans ont jalonnés l'Histoire.


Ensuite La Dame de trèfle, le quatrième film du bien aimé Jérôme Bonnel qui à le cul entre quatre chaises: le film de fait divers, le film de famille, le film de province, et le thriller (ce aui n'a rien pour me déplaire) Une mise en scène naturaliste brillante, des moments de grâce chez les personnages, et quelques moments de suspens insoutenables où l'on reste suspendu à la seconde mais le film reste un exercice de style assez vain. C'était néanmoins un des films les plus intéressants du mois.



INVICTUS, le dernier Eastwood reste un moment très agréable, même si la critique s'est abattu sur lui pour en souligner tous les clichés comme si l'on découvrait que Clint n'était pas le roi des clichés notamment dans L'Echange et Gran Torino, truffés eux aussi de moments grand guignols. Mais justement le talent du maître est aussi là à nous faire digérer tous ses clichés comme une lettre à la poste et à les transcender. Oui ok moi aussi j'ai rigoler quand sur le plan de l'hélicoptère les paroles de la musique sont "it's not just a game" ou les surimpressions de Mandela prisonnier lors de la visite de la prison, ou les ralentis de 3 minutes pendant le dernier match. Il n'empêche, l'histoire et les événements réels auxquels tous cela renvoient restent plus fort. Je reste un fan inconditionnel, peut importe petit eastwood ou grand.


Gainsbourg, Vie héroïque, un biopic originale entre onirisme et vérité historique où l'on peut voir un vraie défile de star de l'époque: Frehel, Bardot, France Gall, Bambou, Juliette Gréco, Jane Birkin, les frères Jacques, Brassens, Boris Vian. Un film audacieux par le dessinateur de BD Joan Sfar.



Et les mauvais Le Refuge et Coco & Igor

J'ai détesté Le Refuge pour l'ennui mortel qui s'en dégage, pour la scène d'ouverture exaspérante : le couple junky qui se drogue, la dénonciation ridicule d'une méchante bourgeoisie, l'ellipse qui nous emmène dans cette maison au bord de la mer, la fin du film... Ozon part tourner sans scénario et ça se voit, les scènes s'accumulent comme un cheveu sur la soupe, pauvre Marie Rivière sur la plage, le jardinier finalement homo (quelle surprise), le dragueur de femme enceinte, son acteur-chanteur (magnifique) qui finit par devenir l' équivalent d'Alex Beaupain chez Honoré. La vraie grossesse d'Isabelle Carré n'apporte rien. Et le pire: le héros homo qui couche avec l'héroïne parce que quand même ils sont trop beau tout les deux. Bref le vide intersidéral.
Pour Coco & Igor, c'est chiant à mourir aussi, ils se rencontrent, ils couchent ensemble et c'est tout. Le sujet n'est même pas là, le vrai sujet c'est Stravinsky dont le film s'ouvre sur 20 minutes du Sacre du Printemps, le vrai sujet c'est la création, le mécénat, la modernité, leur histoire de cul est inintéressante au possible, on reste enfermé dans cette maison en se demandant si sa femme est au courant, s'il elle est humiliée un peu, ou beaucoup!! Mouglalis transforme Chanel en grue, c'est dommage pour la marque qui aimerait faire de Mouglalis la seule Chanel officielle mais Audrey Tautou la dépasse largement.