17 septembre 2010

BERLIN / JUILLET



Alexanderplatz Tv Tower- Moving Restaurant

Olympic Stadium1936 used for Soccer World Cup 2006







Do you remember Leni Riefenstahl God of the Stadium??





Out of the box
Jewish Museum from outside







Which club is this tatoo from? I can't remember!

Berghain and Panorama Bar
Olafur Eliasson @ Martin Gropius Bau for Inner City Out

16 septembre 2010

LES AMOURS IMAGINAIRES



Le très énervant Xavier Dolan sort son, un peu moins énervant, deuxième film où deux amis: une fille et un garçon tombent amoureux du même garçon: un bellâtre blond avec des belles bouclettes. Musiques vintages, fringues vintages, des ralentis à foison telle est la facture Dolan qui renie les références et revendique le droit à l'utilisation libre des formes et surtout ne pensez pas à Wong-Kar-Waï ou à Almodovar.

Une histoire d'amour platonique douloureuse qui touchera beaucoup d'homos tant la situation a été vécue maintes et maintes fois. Une éducation sentimentale impossible pour les deux héros qui préfèrent se plonger dans des amours imaginaires. Dolan entrecoupe son film de fausses interviews de personnages qui racontent leur vie sentimentale et sexuelle, un peu comme dans les premiers épisodes de Sex and the City.
Ce qui rend le film attachant c'est ce côté ma vie de merde.com et mes amours pathétiques auxquels on peut s'identifier mais surtout c'est l'humour décapant présent tout le long du film jusqu'à la chute!

SORTI LE 29 SEPTEMBRE

11 septembre 2010

BENDA BILILI



J'étais curieux à Cannes en mai dernier de découvrir le nouveau film de Renaut Barret et Florent de la Tullaye dont j'avais découvert l'existence à Berlin en 2008 où ils présentaient Victoire Terminus: un documentaire sur des jeunes boxeuses en Afrique. On y découvrait une Afrique vu nulle par ailleurs, un espace temps complètement inconnu bouleversant. C'est dans cette même veine que Benda Bilili sort aujourd'hui et nous ouvre le voile sur la vie à Kinshasa de musiciens des rues qui vont devenir mondialement connu.
Les réalisateurs ont suivi le groupe pendant six ans sans savoir au début qu'ils feraient un film avec leurs images. Autre originalité du projet, l'implication des deux réalisateurs dans la vie du groupe: ils les encouragent, leurs font rencontrer des gens... etc et rien de tout ci n'est caché ou gommé bien au contraire. Comme la caméra d'ailleurs, elle ne cherche pas à être invisible elle est là et peut provoquer des réactions qui en disent long sur l'Afrique et les blancs aujourd'hui.
C'est pour toutes ses raisons et son optimisme débordant qu'il faut se jeter sur BENDA BILILI, une leçon de vie pleine d'humour.

MIEL & SUBMARINO



Duels d'équilibristes


Et de deux! Miel et Submarino étaient tous les deux en compétition à Berlin cette année. Et les deux réalisateurs ont le génie d'éviter à chaque plan la caricature qui leur court après.

Dans Miel c'est la caricature de "film de festival" qu'on redoute: lent, contemplatif, archi bien cadré et pourtant l'alchimie fonctionne. Ce petit garçon qui attend le retour de son père partis récolter du miel dans la forêt émeut. On sent l'autobiographie en construction et la reconstitution progressif d'un trauma d'enfance. Miel est le dernier film d'une trilogie qui a été faite à l'envers, les deux autres volets sont: Milk et Egg.

Quand à Submarino, un des films les plus étouffants du festival, cela tient du miracle ou du génie de transformer le ridicule en sublime, dès la première scène où deux garçons tuent leur petit frère par inadvertance, le trait est gros: la mère alcoolique rentre dans une pièce en frappant la porte et en jurant, les gamins ont des cernes etc etc. Et pourtant ça marche et même l'accumulation de problèmes qui vont poursuivre les deux frères toutes leurs vies pourrait paraître peut probable et pourtant ça passe. Ce déterminisme social fait froid dans le dos. Plus noir que ça on ne fait pas mieux.

MIEL LE 22 SEPTEMBRE
SUBMARINO DEPUIS LE 1 SEPTEMBRE

THE KIDS ARE ALRIGHT


Décidément Berlin était plein de comédies queer sympa cette année. Un grand bol d'air frais après Miel et Submarino par exemple. The Kids are alright a déclenché l'hilarité générale chez les journalistes.

Un couple de lesbienne élève leur deux enfants dans le bonheur le plus totale jusqu'à qu'un des deux enfants majeur souhaite retrouver le donneur de sperme qui est leur père et avoir une relation avec lui. Le microcosme de la famille va être bouleversé.

Le film est truffé de situations hilarantes et de dialogues mordants dont je ne vous révélerai rien. Le film a le bon goût d'être politiquement incorrect à la fois pour les homos et pour les hétéro en évitant d'être un tract pro-gay, pro-homoparentalité trop simpliste.

EN SALLE le 6 OCTOBRE

KABOOM: ARAKI FOR EVER


A force de réclamer à Gregg Araki de nous refaire quelque chose de rock'n roll dans l'esprit de se teenage apocalypse trilogie (Nowhere, The Doom Generation, Totally Fucked Up) il l'a fait et ça donne Kaboom: un maelström de jeunes bisexuel hypersexy qui nous servent une séries de fantasmes pas désagréable et quelques dialogues délicieusement impertinents. Pour le reste: nada, pas d'histoire ou très peu: le héros sous drogues pensent qu'un complot mondial se cache quelque part dans le campus de son université. Une storyline nihiliste métaphorique de la jeunesse portraiturée!? Pour qui a vu les films d'Araki Kaboom nous rend nostalgique des années 90 et cette transposition en 2010 manque un peu de sens et laisse un arrière goût de réchauffer. La jeunesse dorée californienne droguée est devenue un thème éculée depuis.. .pour le coup on préfère Smiley Face.

AU CINEMA LE 6 OCTOBRE

15 août 2010

SCISSOR SISTERS - NIGHT WORK

Enfin le deuxième clip (Any wich way) du nouvel album des SCISSOR SISTER après un premier single plutôt mou (Fire with Fire) . Il reste encore deux titres prometteurs sur l'album: Whole New Way et Invisble Light


31 juillet 2010

LES MOISSONS DU CIEL


Les Moissons du Ciel, 1979, est le deuxième film de Terrence Malick après Badlands et 20 ans avant La Ligne Rouge ou Le Nouveau Monde est un chef d'oeuvre mélancolique. On y suit un trio de prolétaire: un couple et une petite fille qui se font passé pour frère (Richard Gere) et sœur dans leurs déplacements à la fin du XIX° siècle au Etats-Unis.

Après s'être battu avec le contremaître d'une usine à Chicago, le trio s'enfuit par le train et se font embauché dans une grande propriété comme ouvriers agricoles, le propriétaire souffreteux (Sam Sheppard) tombe amoureux de la fausse sœur...

Aux grands paysages, les grands thèmes: l'exploitation de la classe ouvrière ou l'ascension sociale, mélangé à une histoire d'amour tragique. Des thèmes commun avec Katie Tippel (1975) un des premiers films de Verhoeven qui m'est cher. On pense à Heavens Gates de Michael Cimino pour sa démesure dans la reconstitution minutieuse de cette époque ou au plus récent There will be Blood, sans le discours sur l'identité américaine. Ici on oscille plus entre un réalisme documentaire passionnant sur les moissons et un onirisme subjuguant des paysages filmés par Malick. Une merveille!!!

23 juillet 2010

TAKING OFF



1971, Milos Forman filme le fossé des générations entre les hippies et leurs parents. Une jeune fille de 15 ans de bonne famille a fugué pour passer un casting d'une comédie musicale, ses parents morts d'inquiétudes vont partir à sa recherche dans New-York. En 2010 Taking off ressemble à documentaire, Milos Forman a su saisir l'aura d'une époque qu'on se prend en plein la figure. Mais ici on suit plutôt les parents et le fossé qui les sépare de leurs enfants. Sans être à charge contre l'establishment que représente ces parents, Forman présente une analyse plus subtile: les parents n'apparaissent pas réactionnaires mais perdu dans leur valeurs: celle des 50 années précédentes. Au moins deux moments extraordinaires: le club des parents des enfants fugueurs qui regroupent tous les parents bourgeois dont les enfant ont "fugué" pour devenir hippies où l'on apprend au parent à fumer et la scène d'ouverture du film :15 minutes de casting chant pour une comédie musicale à laquelle essaye de participer notre fugueuse, un concentré de sonorité 68 qui vous chatouille les oreilles. Un délice.

22 juillet 2010

FLORENCE + THE MACHINE









Il n'est jamais trop tard pour découvrir une artiste. Je ne sais pas comment j'ai pu passer à côté.
J'écoute en boucle depuis le mois de juin.





INCEPTION



Inception est le 7ième film de Christopher Nolan après Following, Mémento, Insomnia, Batman Begins, The Prestige et The Dark Knight; son meilleur depuis l'étourdissant Mémento. Nostalgique à jamais de Matrix, il me semblait impossible qu'un jour je ressente à nouveau un tel sentiment d'innovation, de trouvailles scénaristiques (en 2010 c'est encore possible). Et pourtant il y a un parallèle évident avec Matrix où des individus en groupe se branche sur un monde parallèle pour effectuer une mission; si Néo devait sauver le monde, ici, Cobbs (Dicaprio) monte une mission pour un but personnel. Dans Matrix le monde parallèle était virtuel situé dans des ordinateurs ici il s'agit de l'esprit d'un autre, d'un rêve, du cerveau d'un autre individu dans lequel on se connecte par le sommeil.

Le rêve: un territoire sans limite façonné par l'esprit humain: bien plus puissant que n'importe quelle machine. C'est là que Cobbs et son équipe effectuent leurs missions illégales pour y voler des secrets enfouis pour le compte d'autres clients; de l'espionnage industriel à l'échelle de l'inconscient. La poésie d'un Gondry (La Science des Rêves) laisse ici place a une vision plus cynique et capitaliste du rêve.

This story has never been told comme dirait une célèbre Geisha. C'est en effet le sentiment qui ressort en premier de Inception écrit par Christopher Nolan lui même. L'histoire est si dense, si complexe, une cathédrale narrative comme dirait les Cahiers, qu'elle aurait pu être une un concept télé étirable sur plusieurs saisons. Nolan crée un univers entier avec des règles très précises qui engendrent des trouvailles scénaristiques bluffantes: le rapport du temps entre le rêve et la réalité ou le principe du rêve dans le rêve et les protocoles qui vont avec. Sans jamais perdre de vue la mission principale (bidonner l'esprit de l'héritier d'un grand empire industriel) la film arrive à prendre le temps de créer sa propre mythologie.

Inception est un grand film d'action, un grand film fantastique, un grand film de braquage. Du divertissement de haute volée.

TOY STORY 3



Enfin après 10 ans d'attente le voilà TOY STORY 3 et la réussite est totale. Pourtant après le rachat de Pixar par Disney et l'arrêt temporel de la 2D chez Disney, les équipes de Disney avaient commencé à faire leur Toy Story 3 sans Pixar: outrage suprême. Heureusement les départements animations de Disney et Pixar fusionnèrent et John Lasseter devint le directeur du pôle animation: Toy Story 3 retourna donc chez Pixar et 4 ans plus tard voilà le travail!!!

A 17 ans Andy ne joue plus avec ses jouets et part à l'université, après quelques péripéties, ils se retrouvent dans une garderie pour enfant et vont chercher par tous les moyens de retrouver Andy.

On retrouve ici comme dans les grands Pixar (Toy Story 1 et 2, Nemo, Monstre et Cie, Les Indestructibles, Ratatouille) un récit à plusieurs niveaux qui régalent enfants et adultes dans de nombreux instants à double lecture. L'humour est omniprésent et on a droit dans cette épisode à une grande évasion hommage à toutes les évasions du cinéma. De grandes émotions dans cet épisode du à la prédilection de Pixar ne ne pas avoir froid yeux et d'évoquer à la suite: la fin de l'enfance, l'angoisse de l'abandon et de la solitude, l'approche de la mort, la séparation. Tout ça dans un film pour "enfant": de la très grande animation.

19 juillet 2010

CARTE BLANCHE

TOURNEE

Au centre
Contre l'unanimité générale je n'ai pas aimé Tournée. J'irai le revoir d'accord mais mon visionnage de Cannes ne m'en a laissé jusqu'à présent qu'un souvenir interminable de scènes naturalistes. Si l'humanité des actrices est indéniable le coté tranche de vie tranche de gâteau m'a étouffé. Mais j'irai le revoir je vous dis.

COPIE CONFORME



Le film jugé le "plus accessible" d'Abbas Kiarostami est d'une lourdeur théorique barbante avec une métaphore sur la copie conforme omniprésente: la copie conforme dans l'art vaut elle l'œuvre originale, le film est il la copie conforme de Voyage en Italie de Rosselini où un couple se déchire en voyageant, le couple du début du film (qui semble se rencontrer) est il le même couple qu'à la fin (qui semble se connaître depuis des années)?? Autant de questions sans intérêt ne serait ce que pour la masturbation intellectuelle à laquelle vient se prêter Jean-Claude Carrière dans une apparition bavarde. Sans parler des artifices de mise en scène: Kiarostami ne filme pas les paysages, il y a aussi cet affreux tête à tête au restaurant en face caméra. Néanmoins, le film présente principalement une vision du couple et du rapport à l'autre qui peut parler à beaucoup de gens mais qui moi me déprime et m'emmerde. Après 20 ans de vie commune, le couple se parle comme deux inconnus, l'abîme entre les deux semble total, l'homme (l'autre) reste opaque, inaccessible, distant, mystérieux, incontrôlable pour la femme (Binoche) qui parle, qui pleure, qui se lamente, se morfond, exulte. Une vision pessimiste (réaliste vous me direz, mais pas obligatoire...) à se passer la corde au cou qui je l'espère vise plus le rapport universel à l'autre que la différence machiste entre les hommes et les femmes. Peut être le film aurait été plus intéressant en faisant de l'homme le personnage principal.

TAMARA DREWE



Le nouveau film de Stephen Frears est une comédie délicieuse qui met en scène le retour dans son village de Tamara Drewe une jeune fille jadis moche qui désormais attaché de presse à la ville s'est faite refaire la nez et va faire désormais tourné la tête de tout le village et d'un chanteur de rock sexy, notamment dans la résidence des écrivains qui voisine sa maison.

Il ne faut pas en dire plus il y a aussi deux ados intrigantes, un chien, des vaches, une femme trompée. Une comédie champêtre so british par le facétieux Stephen Frears ça ne se refuse pas.

LE PREMIER QUI L'A DIT


C'est l'histoire d'un fils qui revient de Rome dans sa grande famille industrielle pour faire son coming-out mais son frère provincial le fait avant lui et fait faire une attaque cardiaque au père, renié de la famille c'est désormais le fils citadin qui doit reprendre les reines de l'entreprise. Va t'il faire son coming-out au risque de tuer son père?

Vu à Berlin en février dernier ce film à eu le mérite de réveiller le public du festival qui s'ennuyait à mourir, enchaînant les films anonymes à la chaîne la surprise du double coming-out fut totale. Ce rafraîchissement bien venu à valu au film son petit buzz sur les pavés couverts de glace de Postdamer Platz, où personne n'osait avouer l'avoir vu et aimer avant de découvrir que tout le monde l'avait vu. C'est typiquement le genre de film inenvisageable au festival de Cannes où l'on attends des films pointus et subtils. A Berlin, les bonnes intentions (contre l'homophobie ou faire rire) et la sincérité de l'auteur suffise car ce film à vocation "populaire" usent des stéréotypes à foison sur l'Italie, l'homosexualité, les femmes ... etc mais le comique de situation est excellent et les homophobes sont toujours hilarant. Il faut voir le père honteux prendre son café sur une place publique ou la mère faire du shopping pour comprendre.
Le film à fait 1 million d'entrée en Italie, espérons qu'il marche un peu en France

COPACABANA


Non, ce n'est pas la couverture hideuse d'un Marie-Claire mais le dernier film avec Isabelle Huppert dont la fille Lolita Chammah tient un petit rôle. Lorsque sa fille lui demande de ne pas venir à son mariage parce qu'elle a honte d'elle, Babou (Huppert...) reprend sa vie en main; elle rêve aussi de partir au Brésil.

Enfin un bon film français!!!! (avec le Assayas et le Amalric). Marc Fitoussi dont j'ai très envie à présent de découvrir le premier film réussi une comédie très émouvante qui à l'intelligence de raconter plusieurs histoires à travers une seule apparente ( le chemin à parcourir pour retrouver sa fille) c'est aussi un film sur le monde du travail. Babou trouve en effet un job de vendeuse d'appartements à Ostend en Belgique et va devoir affronter plusieurs épreuves: l'exploitation, sa collègue-colocataire, sa boss (Aure Atika: la parfaite salope). C'est aussi un film sur les conséquences de choisir qui ou comment on veut être dans la vie: une baba cool inconséquente (la mère), une fille rangée, un punk à chien (Magali Woch), une petite bourgeoise (Noémie Lvovski), une fille carrée (Aure Atika)... etc. Copacabana c'est un film sur la réconciliation d'une mère avec sa fille, mais surtout un film sur "l'Autre".

Si c'était un article de Marie-Claire, je vous demanderai de tourner la page et d'effectuer le test: Ai-je une mère Babou?


SPLICE


Splice ou le mythe de Frankeinstein par le réalisateur de Cube, Vincenzo Natali. Deux scientifiques (Adrien Brody et Sarah Polley) créent des être vivants hybrides en utilisant l'ADN de plusieurs espèces vivantes afin d'en utiliser les cellules à but médical, alors qu'on leur demande d'arrêter leur recherche pour industrialiser une protéine, ils créent un être hybride à partir du génome humaine: DREN naît.
Il est fascinant comme le cinéma fantastique se dépatouille des conventions pour faire du neuf et il faut bien le talent d'un Vincenzo Natali pour faire passer la pilule. Comment arrive t'il à nous tenir en haleine (la première partie du moins) avec des thèmes aussi éculés: la science pervertie par l'industrie (Alien), l'éthique contre le progrès, la créature incontrôlable... Si la première partie est assez réussie et ressemble à du Cronenberg années 80, avec même de l'audace (inceste avec la créature) le film finit pourtant par une banale course-poursuite monstre contre créateurs des plus lassante.